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Les filles des rayons Littérature ont des cheveux châtains aux torsades romantiques retenus par des pics en bois.
Sauter le pas...En musique comme en beaucoup d'autres choses, je m'enthousiasme lentement. D'ailleurs les quelques élans immédiats pour un morceau récent ne durent pas. Mais ils peuvent revenir des années plus tard, avec une oreille plus attentive prêtée aux textes, aux mélodies, souvent aidée du soupçon de vécu en plus qui vous la fait mieux comprendre.
Sauter le pas...Je suis un peu paumée avec le petit en ce moment. Il est enfin suivi depuis janvier en hôpital de jour, dans un centre qui a de plus excellente réputation et où les gens m'ont l'air pour le moins compétents et motivés sur son cas.
Sauter le pas...Je sais qu'on ne dirait pas, mais il y a un paquet de temps que je rumine l'envie de m'y remettre; je dis l'envie, mais ce serait plutôt un sentiment qui emprunterait tour à tour au désir, à la nécessité et à l'inquiétude de savoir encore quelque peu formuler une réflexion, fût-elle la plus banale qui soit...
Sauter le pas...Toc toc toc...
Sauter le pas...Bon en fait, si je n'écris pas, ce n'est pas que je suis partie vacancer dans une contrée radicalement coupée de kikooland oh que non et j'aimerais bien pourtant, je suis toujours sise à la Porte de Paris qui a un nom très cruel en ce moment (je me comprends c'est largement suffisant). Non en fait, c'est juste que je ne sais pas trop sur quoi écrire ici. J'écris un peu ailleurs, mais pas quotidiennement comme j'en avais pris la décision pourtant, et pour le blog je n'ai pas d'idée rutilante en fait.
Sauter le pas...Inventaire en phrases nominales, même si ça fait fille, mais comme dit la mienne après tout, marde.
Sauter le pas...Qu'est-ce que j'ai pas dit il y a deux jours, bon sang...
Sauter le pas...J'ai envie de retrouver le goût et la patience pour les choses difficiles, j'ai envie de savoir de nouveau faire attention aux détails, d'avoir envie de les saisir au vol sans baisser les bras de découragement dès que je me retrouve au pied du mur. J'ai envie d'aimer de nouveau le silence et la solitude, de ne pas chercher à les meubler ou à les tromper. Je ne compte plus le temps perdu à attendre autre chose, un meilleur moment, un meilleur endroit... A me demander si les gens qui m'entourent m'aiment vraiment où s'ils sont juste là par hasard, à ne jamais arriver à le croire totalement alors qu'au fond on s'en fout. Je crois avoir fait le tour de la question de l'orgueil et de l'humilité, qui ne sont qu'un seul et même serpent qui se mord la queue. On s'en fout parce qu'il faut tout simplement vivre, et faire, faire, faire... Ne pas rester les bras ballants ou croisés en se rabâchant des ça moi jamais à n'en plus finir.
Sauter le pas...Parce qu'il faut bien se remettre à écrire de temps en temps avant que la transformation de ma cervelle en une gelée informe et tremblottante n'atteigne son stade irréversible, je commence cette note sans trop savoir où c'est-y qu'elle va me mener.
Sauter le pas...Je m'extirpe avec force "aaargh" de l'envie impérieuse d'aller bouquiner (ou faire des sudokus j'avoue) dans un bain chaud en compagnie de ma muse favorite répondant au doux nom de "les trucs chiants tu les feras demain", pour tout de même rédiger une note de blog. Pour tout dire, si je n'écris pas, ce n'est pas faute de temps (même si je n'en ai pas beaucoup, j'ai tout de même le temps d'aller pourfendre le niaiseux bloguesque en prenant mon café du matin alors soyons un peu honnêtes), ce n'est pas faute de temps, dis-je mais peut-être faute de ton... Oui, jeu de mots, riez bordel.
Sauter le pas...J'essaie désespérément de revenir de temps en temps ici pour écrire, mais je crois que mes enfants sont dotés d'antennes magiques qui les mettent automatiquement en mode relou-de-compète dès que leur mère tente de se concentrer sur un truc comme la lecture ou l'écriture (marche aussi avec les coups de fils super sérieux et importants à passer). Salauds. Bref, pourtant ce n'est pas faute de matière. Maintes fois j'ai écrit mentalement des lambeaux de posts qui finissent par se barrer d'eux-mêmes, lassés d'attendre dans un coin de mémoire que je les fixe définitivement. Au moment où je vous dis ça, je n'ai même plus le souvenir précis du moindre d'entre-eux, c'est malheureux. A part peut-être la vanne pourrie que j'ai fait en rêve il y a trois nuits. Va savoir pourquoi celle-là elle se laisse pas oublier et me dit "note-moi note-moi, tu te paieras peut-être la honte mais ça donnera une touche primesautière et guillerette à ton blog qui en a bien besoin". Donc bon:
Sauter le pas...